Allez les amis ! On ne lâche rien :) | CONF +

Allez les amis ! On ne lâche rien :)

/sites/default/files/files/giphy%20(16).mp4Salut ! On n’est plus très loin du concours, et je me permets de vous écrire pour vous donner quelques conseils de vieux routier ☺

Attention, ce n’est pas du « moi ma vie mon œuvre », comme l’écrivent souvent des gens qui eux aussi ont bien réussi le concours et vous donnent leur méthode de travail, puisque chacun a la sienne. Ici, je vous livre une partie de ce que j’ai appris dans ces quinze années au service des étudiants qui préparent le concours.

Allez, on y va ! En résumé : vous avez certainement remarqué que depuis quelques temps, vous n’apprenez plus grand chose en lisant les grilles de correction. Et oui, vous savez déjà presque tout, et je parie que vous avez les connaissances nécessaires pour avoir une moyenne d’environ 80% des points (le score du major en gros).

Alors, pourquoi vous n’avez pas tous 80% de moyenne ? Voilà quelques clés de dernière minute pour éviter les pièges de l’épreuve :

1 Ayez confiance en votre mémoire, elle a fait ses preuves en PACES, elle est super puissante. Sinon vous n’auriez pas eu votre concours ☺ Donc quand il vous semble vous souvenir de quelque chose, votre première impression est généralement bonne.

2 Pour répondre quand on vous demande de vous mettre en situation, essayez de vous imaginer à l’hopital en face d’un vrai malade, et de vous demander ce que vous feriez « dans la vraie vie », ça peut aider à comprendre ce qu’on attend de vous.

3 Si vous avez un doute à cause d’une formulation ambiguë d’une question dans un QCM, demandez-vous ce que la majorité des candidats va répondre, et suivez le courant principal.

4 Interdisez-vous de perdre des points à cause d’une consigne mal interprétée. Quand on vous demande une seule réponse : mettez-en une seule. Pareil quand on vous demande les réponses fausses (ça arrive une fois par an environ).

5 Dans le même chapitre, faites super attention à la formulation des questions. On va revoir quelques exemples ensemble ci-dessous.

Salut ! On n’est plus très loin du concours, et je me permets de vous écrire pour vous donner quelques conseils de vieux routier ☺

Attention, ce n’est pas du « moi ma vie mon œuvre », comme l’écrivent souvent des gens qui eux aussi ont bien réussi le concours et vous donnent leur méthode de travail, puisque chacun a la sienne. Ici, je vous livre une partie de ce que j’ai appris dans ces quinze années au service des étudiants qui préparent le concours.

Allez, on y va ! En résumé : vous avez certainement remarqué que depuis quelques temps, vous n’apprenez plus grand chose en lisant les grilles de correction. Et oui, vous savez déjà presque tout, et je parie que vous avez les connaissances nécessaires pour avoir une moyenne d’environ 80% des points (le score du major en gros).

Alors, pourquoi vous n’avez pas tous 80% de moyenne ? Voilà quelques clés de dernière minute pour éviter les pièges de l’épreuve :

1 Ayez confiance en votre mémoire, elle a fait ses preuves en PACES, elle est super puissante. Sinon vous n’auriez pas eu votre concours ☺ Donc quand il vous semble vous souvenir de quelque chose, votre première impression est généralement bonne.

2 Pour répondre quand on vous demande de vous mettre en situation, essayez de vous imaginer à l’hopital en face d’un vrai malade, et de vous demander ce que vous feriez « dans la vraie vie », ça peut aider à comprendre ce qu’on attend de vous.

3 Si vous avez un doute à cause d’une formulation ambiguë d’une question dans un QCM, demandez-vous ce que la majorité des candidats va répondre, et suivez le courant principal.

4 Interdisez-vous de perdre des points à cause d’une consigne mal interprétée. Quand on vous demande une seule réponse : mettez-en une seule. Pareil quand on vous demande les réponses fausses (ça arrive une fois par an environ).

5 Dans le même chapitre, faites super attention à la formulation des questions. On va revoir quelques exemples ensemble ci-dessous.

Les pièges à la con des QCM

Exemple : Quel est le facteur histopronostique majeur dans le mélanome cutané ?
-    index de Breslow
-    indice de Clark
-    présence d’ulcération
-    présence de signes de régression
-    index mitotique élevé
Vous répondez bien sûr Breslow. Les autres sont tous des facteurs histopronostiques importants dans le mélanome cutané, mais moins que le Breslow.

Variante : Quels sont les facteurs histopronostiques importants dans le mélanome cutané ?
-    index de Breslow
-    indice de Clark
-    présence d’ulcération
-    présence de signes de régression
-    index mitotique élevé
Vous répondez que tout est juste. Car du moment que le facteur apporte un élément pronostique qui peut être important chez un patient donné, on doit cocher.

Les pièges plus subtils : les formulations purement sémantiques.

Dans la vraie vie, la démarche diagnostique est une application régulière d’algorithmes qui augmentent ou diminuent une probabilité. C’est rarement du tranché : OUI ou NON d’emblée.
Donc les ECN sont aussi un test de maitrise de la langue française… En voici quelques exemples.

Pour reprendre l’exemple précédent, une variante encore plus « conne » :
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) histopronostique(s) majeur(s) dans le mélanome cutané ?
-    index de Breslow
-    indice de Clark
-    présence d’ulcération
-    présence de signes de régression
-    index mitotique élevé
Alors là c’est difficile, puisqu’il faut hiérarchiser les propositions les unes par rapport aux autres, mais qu’on ne sait pas où placer le curseur qui sépare « majeur » de « pas majeur ». Ce type de questions devrait être neutralisé le jour des ECN. Mais imaginons que ça arrive… D’un côté vous savez que le Breslow se détache du reste, et fait consensus. Mais les autres éléments vous semblent quand même importants. C’est alors qu’on doit se dire que si l’examinateur attendait de vous uniquement le Breslow, il aurait fait une QRU et pas une QRM. Dans ce cas, mon conseil est donc d’éliminer ceux qui ne vous semblent pas majeurs, et donc ici de cocher tous les élements.

Autre catégorie : l’auto-piège ! Les pièges que vous inventez …

C’est quand on connaît trop de choses, et qu’on s’embrouille avec. Par exemple, on vous décrit une histoire super typique d’une coxarthrose, une dame de 70 ans en surpoids qui se plaint d’une douleur de hanche progressivement croissante sur 6 mois. Et on vous glisse dans ses antécédents une dyslipidémie.

Quand on vous demande : « Quelle(s) est(sont) votre(vos) hypothèse(s) diagnostique(s) ? »

Et qu’on vous propose entre autres une ostéonécrose de la tête fémorale, et que vous la cochez au même titre que la coxarthrose d’origine dégénérative, ça ne va pas, c’est l’autopiège !
Alors bien sûr, en médecine tout est possible, et il y a peut être déjà eu une ostéonécrose de la tête fémorale qui se présentait ainsi, chez une dyslipidémique. Mais aux ECN, pour choisir si on coche ou non, il ne faut pas cocher "du moment que c'est possible", sinon ce n'est pas discriminant et ça ne montre pas que vous connaissez le sujet avec les diagnostics prioritaires par rapport aux "histoires de chasse". Et ce qui est dommage, c’est que le candidat qui ne sait même pas que l’ostéonécrose de la tête fémorale est une complication de certaines dyslipidémies est protégé de cet autopiège, il vous passe devant sur cette question. Rageant…

Dans le même domaine, tiré des annales 2017 :
« La patiente présente une ischémie dans le territoire de l’artère cérébrale moyenne droite secondaire au vasospasme. Quel(s) signe(s) vous attendez-vous à trouver à l’examen clinique ? »
Il ne faut cocher que ce qui est habituel dans ce tableau, et pas ce qui est exceptionnellement possible, car ce n’est pas ce que vous vous attendez à retrouver.
Pour cocher les phénomènes exceptionnels, il aurait fallu qu’on vous demande « quels éléments est-il possible de retrouver à l’examen clinique ? ».
 
Et c’était justement la question suivante de la même annale  2017, où on vous demandait :
« La patiente présente comme séquelle une hémiplégie gauche à prédominance brachio-faciale et une héminégligence gauche. Quelle(s) limitation(s) d’activité séquellaire(s) est-elle susceptible de présenter ? »
Et donc, on coche tout ce qu’il est possible de voir dans l’occlusion de la cérébrale moyenne.

Enfin, à la question suivante du même dossier, on vous demandait
« Si vous suspectez une hydrocéphalie chronique, à l’examen clinique, vous devez rechercher : »
Ici, vous devez cocher ce qui vous conforte dans le diagnostic évoqué. Alors l’algorithme pour décider c’est :
En dessous d’une certaine spécificité du signe, vous cocherez les signes qu’on y trouve habituellement, mais pas les signes qui n’y sont habituellement pas, tout en pouvant l’être exceptionnellement. Désolé pour cette phrase, je vais détailler ci-dessous ☺
 
Donc, pour des signes non spécifiques :
- Je dirais qu’il faut cocher de façon certaine les signes qui sont présents dans au moins 50% des cas.
- Il y aurait un doute sur les signes qui sont présents dans 20 à 50% des cas, mais à priori je les cocherais (ils sont absents dans plus de la moitié des cas, mais pas trop souvent non plus).
- Et si on me suggérait des signes présents dans moins de 10% des cas, je ne les cocherais pas (car ils sont très généralement absents).
- Une zone de flou concernerait des signes présents « rarement, mais pas exceptionnellement, tout en étant non spécifiques ». C’est le travail du CNCI d’éviter ce genre de propositions avec cette formulation.
- Une exception serait le signe rare, mais pathognomonique, qu’il faudrait cocher.
Et donc pour placer le curseur du « je coche/je coche pas », on doit aussi prendre en compte la spécificité du signe. Plus elle est forte plus on penche vers « je coche ».

On continue, on passe au piège des « œillères des ECN »

On va en profiter pour changer d’exemple avec une source inépuisable de questions : l’embolie pulmonaire.

A: Quel(s) élément(s) n’est(ne sont) pas compatible(s) avec le diagnostic d’embolie pulmonaire ?
Je vous ai mis du gras sur le point à bien lire, ce ne sera pas le cas le jour J.
Ici, on ne sélectionne QUE les éléments qui sont vraiment incompatibles.
Pour schématiser, c’est le pneumothorax évident chez un jeune sportif sans antécédents qui se plaint de douleur thoracique ☺, mais pas les D Dimères normaux ni la fréquence cardiaque normale, ni même l’absence de douleur thoracique.

B : Quel(s) élément(s) n’est(ne sont) pas en faveur du diagnostic d’embolie pulmonaire ?
Vous ne sélectionnerez pas les mêmes propositions que dans le A.
On sélectionne les élements du A, mais aussi ceux qui sont « neutres » par rapport à la probabilité diagnostique.
On coche donc le pneumothorax et les D Dimères normaux, ainsi que la fréquence cardiaque normale, et l’absence de douleur thoracique.

C : Quel(s) élément(s) devant une dyspnée augmentent la probabilité du diagnostic d’embolie pulmonaire ?
Si dans les propositions de cette formulation on vous met des éléments du score de Genève modifié, dont vous savez tous qu’ils augmentent la probabilité diagnostique d’EP, et des élements qui ne font pas partie de ce score, mais qui semblent justes de façon évidente. Exemple : Vous auriez dans les propositions « Antécédent d’embolie pulmonaire chez deux de ses trois enfants. ».

Rappel : score de Genève modifié
Age > 65 ans.
Antécédent de thrombose veineuse ou d'embolie pulmonaire.
Chirurgie récente ou immobilisation (moins d'un mois).
Cancer évolutif ou en rémission depuis moins d'un an.
Douleur spontanée d'un mollet.
Douleur à la palpation ou oedème d'un mollet.
Hémoptysie.
Fréquence cardiaque entre 75 et 94 bpm.
Fréquence cardiaque > 94 bpm.

Le piège serait que vous le traduisiez par «  donnez les éléments qui ne sont pas dans le score de Genève modifié » ? Et dans ce cas, vous vous empêchez de cocher que l’antécédent d’EP chez 2 de ses 3 enfants renforce votre suspicion diagnostique d’EP, contre votre intuition clinique ? Ca paraît bizarre quand même… Car évidemment ici, même si ce n’est pas dans le score de Genève, il fallait cocher bon. C’est ce que j’appelle les œillères des ECN.

En conclusion :)
Voilà, on peut en discuter pendant des heures, mais maintenant que vous connaissez tout, et que vous avez vu comment vos conférenciers répondent aux questions, je pense que c’est un bon moment pour prendre du recul sur l’examen, et prendre le temps de bien lire les formulations, c’est dans ce domaine que vous avez probablement une bonne marge de progression dans les dernières semaines.

Je reste à votre entière disposition jusqu'à la fin des épreuves, ainsi que toute notre équipe de conférenciers, et vous souhaite de ne rien lâcher sur ces derniers jours.

Si vous avez apprécié Conf Plus, ce que j’espère, je vous demanderai de bien vouloir considérer :
-    De rejoindre l’équipe si vous avez la fibre enseignante (écrivez-nous après le concours pour ça, on privilégie toujours les candidatures de nos anciens membres) : directeur@conf-plus.com
-    De parrainer des plus jeunes en leur conseillant de venir chez nous, qu’ils soient en D2, D3 ou D4. On est préparés pour les aider à tout apprendre, tout comprendre (on vous enverra un message spécifique concernant le parrainage dans les jours à venir)

Allez, c’est bientôt fini, et après on passe à l’été, et aux vacances !!!!
Benjamin

Dr Benjamin BAJER
Directeur
15 rue St Bernard 75011 Paris / Tel 01 42 49 01 65
www.conf-plus.com
Conf Plus : première préparation aux ECN, en ligne depuis 2002
Organisme de formation agréé depuis 2006